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2020 à 2022

Rétablir en une journée un réseau coupé par un acte de malveillance

Diagnostic méthodique d'une panne réseau touchant tout un étage, remontée jusqu'à un câble sectionné volontairement, rétablissement le jour même et mesures de prévention.

Contexte Client · Résidence universitaire
Domaines Infrastructure & réseaux, Cybersécurité & conformité
Niveau de preuve Documenté

Mission antérieure, décrite dans mon dossier de validation des acquis déposé auprès de l'Éducation nationale, sous déclaration sur l'honneur. Le livrable appartient au client, je ne peux donc pas le publier.

Architecture : Rétablir en une journée un réseau coupé par un acte de malveillancePoste / bornesymptôme constatéCâblagecause trouvée iciCommutateurports et alimentationSupervisionmesure à distanceOn remonte la chaîne en éliminant, on ne devine pas.
Le diagnostic remonte la chaîne, de l'équipement terminal vers le coeur de réseau, en éliminant une hypothèse à chaque étape.

Le contexte

Le gestionnaire d’une résidence universitaire me contacte en urgence. La moitié d’un étage n’a plus aucun accès à Internet : ni les prises murales, ni les bornes Wi-Fi. Pour des étudiants, cela signifie plus de cours en ligne et plus de démarches administratives.

L’infrastructure est exploitée par un opérateur tiers. J’interviens comme prestataire local, en liaison directe avec un technicien de son centre de supervision.

Le problème

L’incident présente la caractéristique qui rend un diagnostic difficile : tout a l’air normal. Les équipements actifs sont alimentés, les voyants sont au vert, la supervision ne signale pas de panne matérielle. Et pourtant, rien ne transite vers une partie de l’étage.

Face à ce genre de situation, la tentation est de remplacer des équipements en espérant tomber juste.

Les contraintes

  • Une urgence réelle, avec des résidents privés d’un service qu’ils paient.
  • Une infrastructure qui ne m’appartient pas, supervisée à distance par un tiers, ce qui impose de travailler à deux mains sur le même incident.
  • Un bâtiment occupé, dans lequel on ne peut pas ouvrir n’importe quoi n’importe quand.
  • Une cause inconnue au départ, qui peut être matérielle, logique ou physique.

Mon intervention

Diagnostic sur site, coordination avec la supervision de l’opérateur, réparation provisoire puis définitive, recommandations de prévention.

L’architecture

Le diagnostic suit une remontée méthodique de la chaîne, de l’équipement terminal vers le cœur de réseau, en éliminant une hypothèse à chaque étape plutôt qu’en devinant.

Je commence par le plus proche : équipements actifs de l’étage, alimentation, état des ports. Tout est nominal. En parallèle, le technicien de l’opérateur lance des mesures depuis la supervision centrale et obtient l’indice décisif : l’un des câbles principaux apparaît comme ouvert sur l’outil de mesure intégré au commutateur.

Cette information oriente immédiatement la recherche vers le support physique, et non plus vers la configuration. En suivant le cheminement du câblage dans les faux plafonds, je découvre l’origine : un câble a été sectionné volontairement.

Les choix techniques

Rétablir d’abord, réparer proprement ensuite. Je tire un câble de secours en apparent pour réalimenter les bornes Wi-Fi et les prises essentielles. Ce n’est pas élégant, mais les résidents retrouvent le service dans la journée, ce qui retire la pression du temps sur la réparation définitive.

La remise en état s’appuie ensuite sur un raccord de jonction plutôt que sur le remplacement complet de la liaison. Ce choix demande d’être validé par la mesure, pas par l’apparence.

Une réparation n’est acquise que si elle est certifiée. Les tests de longueur, de qualité de signal et de pertes confirment la conformité de la liaison. Un câble qui « a l’air de marcher » produit des pannes intermittentes, celles que l’on ne reproduit pas.

L’ensemble est documenté dans le plan de câblage de la résidence et validé avec l’opérateur, pour le prochain intervenant.

La sécurité

L’origine de la panne est un acte de malveillance, ce qui déplace la question de la réparation vers la prévention. J’ai recommandé trois mesures : sécuriser l’accès aux faux plafonds, renforcer la supervision pour détecter immédiatement une coupure de liaison, et planifier des contrôles réguliers des liaisons critiques.

C’est le réflexe que je conserve aujourd’hui dans toutes mes missions : ne pas clore un incident sans avoir cherché sa cause, parce que la réparation traite le symptôme et la recommandation traite la cause.

Le résultat

Le service a été rétabli le jour même par la solution provisoire, puis définitivement après remise en état certifiée. Le gestionnaire dispose d’une installation documentée et de recommandations pour éviter la récidive.

Cette intervention est décrite dans mon dossier de validation des acquis de l’expérience, déposé sous déclaration sur l’honneur. Elle a été réalisée dans le cadre d’une agence de services informatiques dont j’assurais la responsabilité opérationnelle.

Ce que ce projet démontre

La méthode de diagnostic, qui est probablement ce que j’utilise le plus souvent en mission aujourd’hui, y compris sur des sujets qui n’ont rien à voir avec un câble. Face à un système en panne dont les symptômes n’ont pas de sens, on ne devine pas : on remonte la chaîne en éliminant, on croise les sources d’information disponibles, et on accepte que la cause puisse se trouver là où personne ne regarde.

Cet incident illustre également un point que je rappelle souvent en rendez-vous : la sécurité physique fait partie de la sécurité informatique. Ici, un faux plafond accessible à tous a suffi à priver de réseau une partie d’un étage.

Les prestations que cette réalisation étaye

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