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2010 à 2015

Assurer des communications sécurisées là où rien n'est prévu pour

Cinq ans à installer et maintenir des systèmes de transmission en garnison comme en déploiement, où l'indisponibilité n'est pas une gêne mais un risque.

Contexte Employeur · 48ᵉ Régiment de Transmissions, Armée de Terre
Domaines Infrastructure & réseaux, Cybersécurité & conformité
Niveau de preuve Documenté

Mission antérieure, décrite dans mon dossier de validation des acquis déposé auprès de l'Éducation nationale, sous déclaration sur l'honneur. Le livrable appartient au client, je ne peux donc pas le publier.

Le contexte

À la sortie de mon baccalauréat professionnel en systèmes électroniques numériques, j’ai servi cinq ans au 48ᵉ Régiment de Transmissions, à Agen, comme spécialiste des systèmes de communication.

C’est là que j’ai appris le métier, et c’est la raison pour laquelle je fais figurer cette période dans un portfolio professionnel destiné à des dirigeants d’entreprise.

Le problème

Une transmission militaire doit satisfaire simultanément trois exigences qui, dans le civil, sont rarement réunies avec la même intensité : elle doit fonctionner, elle doit être protégée, et elle doit l’être là où il n’y a rien. Ni prise murale, ni opérateur, ni infrastructure préexistante.

Les contraintes

  • Des environnements sans aucune infrastructure : forêts, montagnes, plaines, terrains arides.
  • Une indisponibilité qui n’est pas une gêne mais un risque opérationnel direct.
  • La confidentialité comme exigence permanente, pas comme option de configuration.
  • Des utilisateurs à former en continu, aux équipements comme aux procédures.

Mon intervention

Installation, configuration et maintenance des matériels de transmission hertziens, satellitaires et fibre optique, en garnison comme en déploiement. Soutien technique et formation des utilisateurs aux équipements et aux procédures de communication sécurisée.

Par nature, cette expérience ne peut être décrite ici qu’à un niveau général.

L’architecture

Ce que j’y ai appris tient dans un principe que je n’ai jamais cessé d’appliquer : on conçoit pour l’échec, pas pour le fonctionnement nominal.

Il se traduit par trois questions gênantes que l’on pose avant la panne : que se passe-t-il si cette liaison tombe, si cet équipement manque, si la seule personne qui connaît la procédure est absente. C’est exactement le raisonnement qu’il faut tenir face à un dirigeant de PME qui n’a jamais testé sa restauration de sauvegarde.

Les choix techniques

Les choix relevaient rarement de moi à ce niveau de responsabilité : ils relevaient de doctrines établies, et mon travail consistait à les mettre en oeuvre correctement, dans des conditions qui rendaient rarement les choses simples.

C’est en soi un apprentissage utile. Savoir appliquer rigoureusement une procédure que l’on n’a pas écrite, en comprendre l’intention, et savoir signaler quand le terrain la rend inapplicable, est une compétence que l’on retrouve intacte dans tout travail de conformité.

La sécurité

La sécurité des communications n’était pas une couche ajoutée à un système fonctionnel : elle faisait partie de sa définition. Une liaison non protégée n’était pas une liaison dégradée, c’était une liaison inutilisable.

C’est cette inversion qui m’est restée. Dans le civil, la sécurité est presque toujours abordée comme un supplément que l’on ajoute à un système qui marche déjà, et que l’on retire dès qu’elle gêne. J’ai commencé ma carrière dans un contexte où le raisonnement inverse était la norme, et cela reste ma manière naturelle de concevoir.

Le résultat

Cinq années de service, une spécialisation en systèmes de communication et de transmission, et l’acquisition d’une culture de la disponibilité et de la confidentialité dans un cadre où ces deux mots ont un sens concret.

Ce que ce projet démontre

Pour un dirigeant, l’intérêt de cette ligne de mon parcours n’est pas anecdotique.

Elle explique pourquoi je ne traite pas la cybersécurité comme un produit à vendre. Je l’ai pratiquée avant d’en faire un métier, dans un contexte où personne ne se demandait si le budget le justifiait. Elle explique aussi mon rapport à la contrainte : j’ai appris à travailler avec le matériel dont je disposais, sur le terrain où je me trouvais, ce qui est très exactement la situation d’une PME dont le budget informatique ne ressemble pas à celui d’un grand groupe.

Enfin, elle est à l’origine de mon habitude de former les utilisateurs. Dans les transmissions, un équipement mal employé par son utilisateur ne remplit pas sa fonction, quelle que soit la qualité de son installation. C’est vrai d’un pare-feu comme d’un poste radio.

Les prestations que cette réalisation étaye

Ce cas ressemble au vôtre ?

Trente minutes pour cadrer votre situation et vous dire franchement si je peux vous aider. Sans engagement.

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